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L'énigne de la tombe celte de Lavau

Un fabuleux voyage en quête de l'ancienne et mystérieuse civilisation celtique, qui part de la découverte, en 2014 dans la banlieue de Troyes, de la tombe du "prince de Lavau". Qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ?

Le "prince de Lavau" a été découvert fin 2014 dans une petite commune champenoise de la banlieue de Troyes, gisant sous un tumulus. Son squelette était paré de riches bijoux et entouré d’objets luxueux, notamment de magnifiques pièces de vaisselle grecques et étrusques. Cette découverte, l'une des plus importantes de l’archéologie européenne ces dernières années, soulève beaucoup de questions : qui était ce dignitaire pour mériter une sépulture aussi fastueuse ? Comment des pièces venant d’aussi loin ont-elles pu arriver en Champagne ? Que signifie la mise en scène de la tombe ? Les analyses indiquent que le prince de Lavau était un Celte du Ve siècle av. J.-C. Or, la civilisation celte de l'âge de fer n'ayant laissé aucune trace écrite, elle garde une grande part de son mystère.

Le mobilier funéraire du Prince de Lavau étudié au C2RMF... mais analysé au LNG !

Directement issu de la fouille, le mobilier n’a pas encore fait l’objet de traitements pour garantir sa conservation à long terme. Des travaux de nettoyage et de stabilisation des objets sont menés. Le mobilier issu de fouilles récentes constitue en effet une opportunité unique pour la réalisation d’analyses poussées. Les surfaces étant libres de tout traitement de consolidation, leur étude repose sur  une information « fraîche », non dégradée. Le mobilier de la tombe de Vix en est un contre-exemple : anciennement restauré il ne se prête plus à des analyses, comme celle de l’étude du contenu du cratère.

Enquêtes archéologiques : Un parfum d'Antiquité

À quelles essences les hommes et les femmes de l'Antiquité étaient-ils sensibles ? Répondre à ces questions a longtemps été une utopie. Aujourd’hui, grâce aux progrès scientifiques, et à l’alliance de l’archéologie et de la chimie, on peut renouer avec ces parfums oubliés.

Il y a deux mille cinq cents ans, en Méditerranée, le parfum imprégnait chaque étape de la vie et garantissait à celui qui le portait la beauté, la vitalité et le succès. À quelles essences les hommes et les femmes de l'Antiquité étaient-ils sensibles ? Répondre à ces questions a longtemps été une utopie. Aujourd’hui, grâce aux progrès scientifiques, et à l’alliance de l’archéologie et de la chimie, on peut renouer avec ces parfums oubliés. Dans le sud de l’Italie, un archéologue et un chimiste réalisent l’impossible : reconstituer un vestige si ténu qu’on le pensait perdu pour l’éternité.